Amélioration de l’élevage des cobayes : par où faut-il commencer ?

Projet amélioration élevage des cobayes : distribution  cages et géniteurs 2014

Projet amélioration élevage des cobayes : distribution cages et géniteurs 2014

Depuis un temps, l’attention est focalisée sur un tout petit mammifère rongeur appelé cobaye ou cochon d’inde au Sud Kivu.
Dans une étude menée par l’organisation Grenier pour le Développement Intégré auprès des 134 éleveurs invétérés des cobayes dans 17 villages du territoire de Walungu et Kabare, il y a lieu de noter que l’amélioration de l’élevage des cobayes a encore un long chemin à parcourir.
Selon les résultats de l’enquête menée de juillet à décembre 2012 auprès des éleveurs traditionnels des cobayes dans le territoire de Walungu et Kabare, 98% d’éleveurs ignorent les soins à donner aux cobayes une fois malades et n’ont pas d’ idées sur la qualité nutritionnelle des fourrages qu’ils offrent à leur bétail .
L’étude révèle que :
– l’alimentation des cobayes est basée sur les combinaisons  astéracée , poacée, feuilles de patates douces ou des choux selon la disponibilité saisonnière;
-Dans 42% de cas, les enfants s’occupent du ramassage des fourrages, suivi des femmes (30%) et des hommes (28%);
-Le cheptel moyen par ménage est de 25 cobayes, pourtant on voudrait bien consommer au moins deux cobayes par personne et par semaine.
« Plus le nombre des cobayes croît sous une même hutte, la morbidité augmente à moins qu’un vulgaire chat ou chien s’en occupe » affirment 75% des personnes interrogées.
-Dans 7% de cas, un préjugé de consommation par les femmes (5%) et les hommes (2%) a été rapporté et pourtant ils ont du mal à se payer 1kg de viande de bœuf par semaine pour juste cinq dollars américains.
2% des personnes interrogées affirment soigner les cobayes avec les feuilles de courges, néanmoins n’ont pas été à mesure de citer nommément les maladies qu’ils traitent.
Par sa forte prolificité et le moindre coût d’élevage, les cobayes ont prouvé leur efficacité nutritionnelle et économique dans les villages du Sud Kivu où la consommation de la viande et le poisson est une affaire des riches.
Cependant, il n’est pas réaliste de profiter pleinement et durablement de cette manne sans révolutionner le mode d’élevage actuel des cobayes suivi d’une véritable intégration à un système agricole adéquat, ce qui ne semble pas une priorité pour le moment !

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